Life(b)log de Sam

Où il est question de contrôle

Publié par : sam le : août 27, 2009

Hier soir, une amie m’appelle et me débite des conneries tellement grosses que même moi (pourtant reine du genre), j’ai du mal à les avaler… Elle vient m’apprendre qu’une amie commune est en fait contrôlée par des gens grâce à des puces électroniques ultra-sophistiquées. Que ces puces peuvent également contrôler les gens qui sont autour.

Voilà, venant d’une personne une peu bizarre, je comprendrais. Quand cette personne est une fille avec laquelle vous avez passé toute votre enfance, on commence à nager en plein délire. Mince quoi, je ne sais pas quoi lui répondre maintenant.

l’ingénue

Publié par : sam le : juillet 7, 2009

non non, pas le classique. Mais moi. Pendant longtemps, on nous apprends des choses, on nous gave le crane. Et sincèrement, nous aurions dû ignorer nos parents. La dernière chose à faire quand on est gosse, c’est d’écouter nos parents. La version qu’ils nous donnent de la vie est tellement… edulcorée. Je commence à peine à comprendre tout ce qu’ils voulaient me cacher.

Prenons un exemple : l’enfant de la cousine du frère qui d’un coup ne vient plus à la maison. On demande pourquoi, on nous dit que c’est un mauvais garçon. On insiste, on nous dit qu’il vend de la “drogue”, qu’il est drogué (“drugist”). Ca ne veut surement rien dire pour nous sur le moment, mais la manière dont c’est dit nous font craindre le pire. Quelques années plus tard, quand on rencontre ce garçon, on se rend compte qu’il est pas si mauvais que ça. Il vendait juste parfois du shit (il en consommait plus qu’il n’en vendait d’ailleurs), et puis, il est un peu paumé. C’est tout. Mince alors. Je reconsidère tous les jours mon thermomètre du bien et du mal. J’ai donc été aveugle…

Minorité au (mètre) carré

Publié par : sam le : février 19, 2009

La culture Queer a pris beaucoup de mon temps récemment. J’ai vu beaucoup de films, des documentaires… et finalement une chose ressort, la nécessité d’avoir une visibilité en tant que minorité. Elémentaire, je sais… Mais j’ai l’impression que la France n’aime pas trop ce mot, et je comprends le malaise qui l’entoure. Comment dans le pays de l’égalité parler de minorité ?

Bref, sans faire de dissertation sur l’état des minorité en France et dans le monde, il m’a semblé intéressant de faire un constat de vide de l’information/culture en France des gays/lesbiennes noirs. Ou alors, je ne lis pas les bons blogs/sites/livres? Je ne demande qu’à être éclairée. La visibilité, sans parler de droits de l’homme, est un outil qui facilite et permet le coming out des plus jeunes. Avoir un exemple, une personne qui nous ressemble et est comme nous, a les mêmes préférences sexuelles constitue une libération (sexuelle). En tout cas pour moi.

Dans le genre de minorité raciale+gay en France, il y a deux choses qui me viennent à l’esprit :

- Dans le film “Grande Ecole”, un des personnages arabe est peintre en batiment (bien-sûr), mais prone aussi la fin des labels. Pour lui, être gay ou hétéro, c’est démodé. On aime l’autre pour ce qu’il est. Un petit air de ‘68 ?

- L’écrivaine nina bouraoui, née d’un père algérien et d’une mère française, est lesbienne et en parle dans ses livres apparemment ouvertement. Apparemment parce que je n’ai toujours envie de les lire – et je ne fonctionne que par envie.

Voila, ce sont les seuls qui me vienne en tête. Et les noirs? J’imagine que c’est vraiment à nous d’écrire notre histoire…

Long Time no Post

Publié par : sam le : février 16, 2009

Ca fait un petit bout de temps que j’ai écrit… Beaucoup de choses se sont passées depuis. J’ai vécu avec ma copine pendant un mois, parce qu’elle est venue me rendre visite à Paris, puis je suis allée lui rendre visite pendant quelque temps. Bref, c’est vraiment plus dure maintenant parce qu’on s’habitue à ne plus être si loin l’une de l’autre. Résultat, je suis chiante tout le temps et je l’engueule pour tout et pour rien.Une grosse chieuse quoi :) .

Sinon, j’ai aussi l’occasion d’élargir ma culture queer exponentiellement, c’est parfois vraiment cool et vraiment enrichissant de faire parti d’une minorité. :)

J’aurais l’occasion de développer ma bibliothèque et dvdthèque.

A bientôt… (j’espère!)

Coup de coeur

Publié par : sam le : août 2, 2008

Little Jackie – The Stoop 2008 http://www.lastfm.fr/music/Little+Jackie

sexy en plus! A vous de juger, voici la chanson : Guys like when Girls kiss

There probably ain’t one woman on Earth who hasn’t considered this
Men are from another planet, how can we possibly co-exist?
They came from Mars, women came from Venus
We think with our brains, men think with their penis
Every stereotype has a little bit of truth
There’s (?) case of evidence if you needed some proof
Perplexed by the opposite sex, I’ll tell you what’s next
Where I’m gonna direct my love and affection

I’m gonna get with a woman
You know I might as well
I’m’a tell every single guy who be hollerin they can go to hell
Go make her my bride
Even though we on the same side
Oh, it’s gonna collide
When we walk down the aisle
Gonna get with a woman
And my ex’s will be crying
Cause the ceremony was sad
But it won’t be so bad
I don’t mean to diss
I know I’ll be missed
Anyway, guys like when girls kiss

Friends keep telling me younger boys will eventually be a problem
I swore off being with older men again and again and I thought of giving up on
Caucasians, Hispanics, and Asians
Exclusively being with men of an African decent
I’m beginning to understand I’ll never ever be content
In any given element, I’m 100% convinced I wouldn’t need to turn into a lesbian
If me and the boys could just stop disagreeing on just about everything

I’m gonna get with a woman
You know I might as well
I’m’a tell every single guy who be hollerin they can go to hell
Go make her my bride
Even though we on the same side
Oh, it’s gonna collide
When we walk down the aisle
Gonna get with a woman
And my ex’s will be crying
Cause the ceremony was sad
But it won’t be so bad
I don’t mean to diss
I know I’ll be missed
Anyway, guys like when girls kiss

I don’t care how wrong it’s gonna be
But you gonna be all into me
We’re gonna be so happy
Cause you (?) what I say seriously
We’re getting along beautifully
Loving me endlessly
Girls kiss girls
We do it so sensually
We turn all the boys
We’ll make them go crazy
I’m getting my revenge
But how insane ?

I’m gonna get with a woman
You know I might as well
I’m’a tell every single guy who be hollerin they can go to hell
Go make her my bride
Even though we on the same side
Oh, it’s gonna collide
When we walk down the aisle
Gonna get with a woman
And my ex’s will be crying
Cause the ceremony was sad
But it won’t be so bad
I don’t mean to diss
I know I’ll be missed
Anyway, guys like when girls kiss

Coming out

Publié par : sam le : juillet 19, 2008

—- Opinion Personnelle —-

Chacun fait son coming-out à sa sauce. C’est tout à fait personnel parce qu’il s’agit la plupart du temps de vaincre ses démons internes.

Etant de culture africaine, j’ai eu et je continue à avoir des problèmes de ce côté là. Ou alors je me dis que j’en ai. Chez moi, l’homosexualité est vue comme une importation de l’Occident, parce que c’est une pratique qui ne correspond pas du tout à l’idée reproductive du sexe et aussi parce que pour nous, chaque sexe a un rôle prédéfini et surtout complémentaire. Comment alors arriver à une sorte de compromis entre l’orientation sexuelle et ces deux idées que je viens de citer ?

Du coup, le problème de la (ma, car je ne peux que parler pour moi) sexualité, c’est qu’elle se trouve inconsciemment confinée à une partie de la vie alors qu’on ne peut l’éluder de la vie en général. En effet, ma sexualité est pour moi un élément qui me défini très profondément. Je ne considère pas une personne comme une véritable amie si cette personne ne sait pas pour mon orientation sexuelle. A partir du moment où je cache cette partie constitutive de ma personnalité, comment puis-je échanger des idées personnelles ?

En parlant de coming-out, la partie la plus douleureuse, et la plus fondamentale finalement, est le coming-out à soi. Et je suis d’avis que tout le monde la traverse : que l’on soit hétéro ou homo ou bi, il faut absolument s’admettre à soi même que l’on a une sexualité et que ce sera une partie importante de notre vie surtout dans une société qui a tendance à nous associer une étiquette. Bien sûr, il est plus évident d’accepter sa sexualité quand on est hétéro.

En tant qu’homoe (parce que je suis une fille ;) ), j’ai du passer par la phase du : “je ne suis pas lesbienne, je suis amoureuse d’elle parce que c’est elle” ou ce que j’appelais le “machine-sexuelle”. Donc pas de souci, pas de coming out homo à se faire, il suffit de fermer les yeux et d’attendre que cette histoire finisse. Ce qui est totalement injuste pour l’autre personne que l’on rend, inconsciemment, complètement responsable pour notre “déviance” sexuelle.

Ensuite, j’ai eu ma phase du bi… Touchy cette phase du bi. Parce que ya bi plutôt hétéro ou bi plutôt homo. Il y a donc des sous-phases qu’il est important de dépasser avant de passer à la phase…

“Je suis lesbienne, oh mon Dieu!” Dur, dur. C’est une phase où on apprend à tout mettre à plat et repartir sur des bases saines concernant sa sexualité et la sexualité en général. Celle où on se dit que finalement on n’est pas une dégénérée mentale mais une personne à part entière qui a le droit de vivre, marcher, respirer et aimer, comme les autres. C’est sincèrement une phase de déconstruction de notre homophobie interne, qui naît avec nous, et que l’on doit combattre comme toute personne homophobe. Je pense sincèrement que la personne la plus difficile à combattre et pourtant la plus importante, c’est nous-même. Tant qu’on ne sera pas en accord avec notre propre sexualité, il sera impossible de convaincre les autres. C’est-à-dire de faire son coming out aux autres ou encore de passer la phase finale de cette douleureuse aventure. Douleureuse, comme toute naissance. J’ai l’impression que toutes mes opinions en terme de droit des homosexuels dans mon pays vient de ce processus inachevé d’acceptation de soi. Et peut-être que je me voile la face en disant que le fait que le marriage homo ne soit pas permis dans mon pays est un bienfait, parce que ce serait quelque chose qui nous mettrait sur le devant de la scène et provoquerait un tollé général. Mais, en même temps, est-ce-que se mettre sur le devant de la scène et se battre pour l’égalité de nos droits n’est pas un passage obligé pour les générations futures ? Est ce que je ne voudrais pas que mon fils ou ma fille viennent au monde sans avoir à être déchiré par leur sexualité ? Qu’il sache qu’être normal ne concerne pas que les gens hétéro ? Que s’ils le veulent tenir la main de leur copain/copine du même sexe, ils le peuvent ? Il y a des gens qui naissent pour être des héros de la lutte pour les droits civils et d’autres qui comme moi n’auront peut-être jamais ce courage.

Bec et ongles

Publié par : sam le : juillet 19, 2008

Dans un couple on a souvent du mal (en tout cas, c’est mon cas) à parler de choses sur lesquelles on a un point de vue différent de manière sereine et constructive. Soit je m’excite comme une malade et je deviens folle et veut asséner mon point de vue de manière entière totale et complète (je sais, ce sont des synonymes, mais c’est pour mieux mettre en avant mon comportement). Soit je suis fatiguée à l’idée de discuter, d’avance, et du coup, je veux couper court à toute discussion, que ce soit sur ce point ou sur tout autre. En d’autres termes, on fait la méthode carapace de tortue de 150 ans.

Alors qu’avec d’autres personnes je n’ai aucun mal à tenir une discussion de manière ouverte en écoutant les arguments des uns et des autres et même d’acquiescer quand je suis d’accord. et oui, cela m’arrive aussi! Donc voilà, j’aimerais avoir, avec ma copine, une discussion constructive sans rager ou me blaser d’avance. Mince, comment on fait ça ??

Je sens que je pars déjà handicapée du couple…

Elles sont poilantes!

Publié par : sam le : juillet 13, 2008

Des féministes collent des barbes aux statues de la place de la République
AFP – Dimanche 13 juillet, 17h22
PARIS (AFP) – Des militantes du groupe d’action féministe, “La Barbe”, qui dénonce la suprématie masculine aux postes dirigeants, ont affublé dimanche les trois grandes statues de pierre de la place de la République à Paris de grandes barbes colorées.

Les trois militantes de ce collectif revendiquant une centaine d’adhérentes à Paris et Toulouse, ont escaladé le piédestal de la statue de la République, promettant de revenir chaque année tant que la France n’aura pas eu une femme présidente de la République, selon Marie de Cenival, fondatrice du groupe.

Trois policiers sont intervenus, exigeant dans un premier temps du photographe de l’AFP qu’il efface ses clichés avant d’y renoncer.

Les trois grandes statues de pierre représentent la Liberté, l’Egalité et la Fraternité. “Les Françaises ont eu le droit de vote très tard, en 1945, alors on va revenir pour dire que ce n’est pas anodin qu’il n’y ait pas de femme sur la plus haute marche du pouvoir politique. Tout le système y concourre”, a-t-elle expliqué.

“Le 14 juillet, c’est la célébration de la prise de la Bastille, mais également de la déclaration des droits de l’Homme, qui sont aussi des droits des femmes”, a-t-elle ajouté, en rendant hommage à Olympe de Gouges (1748-1793), “première féministe”.

“Si les femmes ont le droit de monter sur l’échaffaud, pourquoi pas à la tribune”, a déclaré Mme de Cenival, citant l’auteur de la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne”, rédigé au nom du sexe “supérieur en beauté et en courage”. Olympe de Gouges est morte guillotinée en 1793 pour avoir pris la défense de Louis XVI.

Source

Insomnies…

Publié par : sam le : juin 23, 2008

Pride – Marche des fiertés

Publié par : sam le : juin 22, 2008

C’est le 28 juin! Ca y est, la journée où tout le monde (ou presque) est arc-en-ciel. Le jour où on ne peut oublier qu’il existe une communauté de femmes qui aime les femmes et d’hommes qui aiment les hommes.

Plus qu’une semaine de 5 jours de travail et on y sera!